Le Pape met en garde contre le risque de s'habituer à la crise en Syrie

Syrie

Le Pape a exprimé une nouvelle fois sa douleur face à la poursuite de la guerre en Syrie. François a tenu à rencontrer les humanitaires catholiques réunis ce vendredi au Vatican, sous les auspices du Conseil pontifical Cor Unum, pour faire le point sur l’aide déployée en faveur des populations frappées par ce terrible conflit. Cette rencontre de coordination s’est déroulée en présence du président de Caritas-Syrie, Mgr Antoine Audo, du cardinal Secrétaire d’Etat Pietro Parolin, du nonce apostolique en Syrie, Mgr Mario Zenari, et de plusieurs responsables catholiques de la région.

Dans un texte remis aux participants, le Pape François lance une mise en garde contre le risque de s’habituer la crise syrienne, d’oublier les victimes quotidiennes, les souffrances indescriptibles, les milliers de réfugiés, dont des personnes âgées et des enfants, qui endurent et parfois meurent de faim et de maladie à cause de la guerre. Encore une fois, le Souverain Pontife a dénoncé avec force la globalisation de l’indifférence.

"Les organismes caritatifs catholiques doivent poursuivre leur action de paix et d’assistance humanitaire en lien avec les pasteurs et les communautés locales. Il faut trouver des formes de collaboration stables pour soutenir les Eglises locales et toutes les victimes de la guerre, sans distinction ethnique, religieuse ou sociale". Mais le Pape François a voulu aussi adresser un nouvel appel aux consciences des acteurs du conflit, des institutions mondiales et de l’opinion publique pour qu’ils fassent taire les armes au plus vite et qu’ils engagent des négociations : « la guerre détruit, tue et appauvrit les peuples et les pays » a-t-il averti.

Le Pape François pense en particulier aux communautés chrétiennes qui souffrent et qui espèrent. Leur survie dans tout le Moyen-Orient, insiste-t-il, « est une source de préoccupation profonde pour l’Eglise universelle :

" Le Christianisme doit pouvoir continuer à vivre

là où se trouvent ses origines ».

Sources : http://fr.radiovaticana.va

Great persecution of christians child