Aidons l'hôpital de Damas !

Nous sommes une Communauté de huit Sœurs (3 syriennes – 3 libanaises – 1 égyptienne – 1 française) parmi nous Sr Marguerite qui était en Mission à Tell Arbouche (nord de la Syrie) le village est pris par les rebelles, les villageois ont tous quitté ; elle est venue rejoindre notre Communauté avec deux Compagnes qui ont rejoint le Liban ; il y a un peu plus de 2 ans ; elle assure un service à la lingerie-buanderie ; Sœur Mounira assure la cuisine et les 6 autres Sœurs , sommes infirmières.

Sœur Lamia est Responsable de la Communauté et Directrice de l’hôpital (infirmière – gestionnaire) Sœur Fadia, infirmière responsable du bloc opératoire – Sœur Souad infirmière dans un service de chirurgie. Les 3 autres sœurs, vu leurs âges (77 – 80 – 85 ans) ne font plus de soins ni de traitements mais assurent une visite quotidienne aux Patients, rencontrent les Familles, les Visiteurs, le Personnel, renseignent, conseillent, rendent service selon les possibilités…. l’une d’elle est présente ici depuis 47 ans ! Elle connaît plus de 2 générations parmi les « familiers » de l’hôpital, joie réciproque….

En dehors du travail hospitalier nous assurons des visites dans des Familles démunies, en détresse, éprouvées. Nous les aidons matériellement dans la mesure du possible (vêtements, chaussures, couvertures, colis alimentaires ou d’hygiène, etc) suivant la « situation dehors » et dans les quartiers proches.

Chaque jour nous avons la célébration de l’Eucharistie chez les Grecs-catholiques ; nous participons aussi à la vie de l’Eglise locale chez les Maronites, les Syriaques, les Latins ; les rencontres inter-communautaires chez les religieuses de toutes Congrégations. Tout ceci en fonction de la « situation du moment » que de projets jamais réalisés !

L’hôpital a une capacité de 100 lits ; comprend toutes les disciplines sauf le cathétérisme et la chirurgie cardiaque ; actuellement ce n’est guère facile ; de plus en plus les gens quittent et parmi les médecins un grand nombre ont quitté et ça devient un réel problème pour « fonctionner » et assurer les soins ; le Personnel également ce qui fait qu’il manque trop de Personnel dans toutes les disciplines, on ne trouve plus de « jeunes » pour travailler.

Matériellement parlant beaucoup de médicaments ne se trouvent plus en Syrie….on ne fabrique plus, les matières premières manquent, pour la maintenance ? Là aussi grande difficultés pour réparer les appareils, les pièces manquent, les routes sont incertaines, Les « manques se généralisent. On n’arrive pas à réparer les bâtiments – 31 bombes sont tombées sur l’hôpital ! Dégâts matériels importants mais grâce à Dieu AUCUN blessés graves parmi les Patients – Personnel – Visiteurs Merci mon Dieu !

Notre quartier est situé à 10 kms de Damas, en banlieue ; la clientèle vient de partout, même de Deir el Zor, Hassaké, de Homs etc. L’hôpital est bien connu et apprécié.

Sœur Lamia Tamer, Fille de la Charité

Damas, le 5 novembre 2015

 

Vu la situation qui perdure depuis bientôt 5 ans, les brancards que nous avons  dans les différents services ne suffisent plus lorsque les blessés et les morts arrivent en nombre….parfois nous les allongeons sur le sol en attendant une place. Le service d’Urgences en possède 4 ; quant à la suite d’une explosion ou d’une bombe, le plan « urgences » se déclenche pour alerter les services, les agents -  immédiatement – se rendent  aux urgences pour aider et emportent le brancard du service mais, malgré cela, il arrive que ce soit largement insuffisant…..et il est impossible d’accueillir correctement les blessés.

Objectifs : Un meilleur service pour les patients : service plus rapide donc plus efficace ; accueil moins angoissant donc plus sécurisant ; facilité de prodiguer des soins plus immédiats ; rapidité pour faire les investigations complémentaires sans transfert ni manipulations douloureuses.

Bénéficiaires : Les patients, les blessés, les morts – les médecins, les soignants, le service des urgences et l’hôpital et son personnel.

Budget : Chaque brancard, modèle classique avec barrières de sécurité incluses coûte 3 000 $ (environ 2800 euros). Il en faudrait – dans la mesure du possible 4 ; nous avons sollicité une autre association depuis 4 mois, mais nous n’avons pas reçu de réponse.

Participation demandée : Les 4 brancards coûteraient 12 000 dollars ; si le montant dépasse vos « possibilités » on peut diminuer le nombre de brancards…

 

Par ailleurs, il nous faut remplacer des climatiseurs qui ne peuvent plus être réparés parce que trop anciens.

Ces climatiseurs permettraient d'améliorer le service des patients qui serait  plus agréable et donc plus sécurisant. Ils participeraient aussi à la satisfaction des patients, des familles, et accompagnants et de tous les collaborateurs

Chaque climatiseur, coûte 1000 $... Il en faudrait beaucoup !

Participation demandée : Ce que vous êtes en mesure de nous attribuer.