Aidons Chadi Haddad !

 
 

Décembre 2012

La guerre qui se déroule depuis plusieurs mois en Syrie a jeté le désarroi et la désespérance dans le pays et principalement dans la communauté chrétienne.
C’est le cas pour la famille de Chadi HADDAD (Syriaques catholiques), de 8 ans gravement malade qui vit avec ses parents dans le village de AÏN Al HAKIM, très sévèrement touché par les affrontements.
Chadi est malade depuis l’âge de 6 mois. Il est actuellement scolarisé à l’école, en  EB4 (équivalent du CM1). Ce petit garçon, frêle pour son âge et très courageux, ne pèse que 16 kilos. Dès qu’il se lève, il prend toutes les heures une série de médicaments ; les uns achetés en Syrie et les autres qui proviennent de France. Avant la crise, ils arrivaient de Dubaï. Un Père Lazariste de Damas aidait la famille, mais la guerre a rendu impossible cette aide active.
Pourtant, Chadi a besoin d’être soigné régulièrement.
Il souffre, en fait, d’une maladie rare appelée CYSTENOSIS, maladie métabolique au niveau des lysosomes dans les cellules. Elle touche les organes internes surtout les reins et les yeux. En fin de parcours, si rien n'est fait, une insuffisance rénale terminale est établie ainsi qu’une cécité …
Pour l’heure, sa situation est stabilisée métaboliquement : on observe une amélioration significative de la fonction rénale et une diminution de la créatinine et de l’urée du fait de la prise de médicaments. Pour cela, le médecin traitant a prescrit du CYSTAGON (collyre) à utiliser de façon continue. Il est à craindre que cet enfant perde la vue progressivement et complètement à moyen terme.
Les parents de Chadi doivent dépenser 702 € tous les trois mois pour les médicaments, 195 € pour des gouttes tous les 7 jours, sans compter d’autres médicaments qu’ils achètent sans qu’ils aient les moyens d’y subvenir et sans avoir d’Assurance maladie. Comment faire dans ce pays sous les bombes où il n’y a plus de pain, de mazout, de quoi manger régulièrement…, et pas de travail ?

Mars 2013

L’Association a pris contact avec l’antenne du Laboratoire ORPHAN (Dubaï) pour permettre à Chadi de recevoir les médicaments (Cystagon) dans les meilleures conditions financières et d’acheminement. Elle a, également, contacté Médecins du Monde à Paris, le Médecin Responsable au Liban auprès des Réfugiés. Malheureusement, les ONG ne peuvent pas entrer dans le pays en ce moment, et comme Chadi ne fait pas partie des réfugiés en terre libanaise, turque ou jordanienne, il est impossible, pour l'instant, de lui procurer une assistance médicale.

L'école Saint François-Régis de Montpellier qui organise une opération "Bol de riz" pour le  Carême reversera l'argent recueilli aux parents de Chadi.
D’autres activités annexes engagées par l’Association sont déjà en cours.
 
Le 5 mars 2013, un premier versement de 1000 euros a été effectué : il permet l’achat d’un prochain trimestre de soins pour Chadi.

Juillet 2013

Notre aide se poursuit en direction de Chadi qui fait preuve d’un courage exceptionnel. Sa santé s'est un peu améliorée, principalement au niveau de ses yeux. Il a terminé son année de EB4 (CM1), avec succès, parmi les premiers de sa classe !
Le 23 avril 2013, Chadi a fait sa communion et, selon sa tante, c’était le plus beau jour de sa vie... chadi-et-sa-tante.jpg
Grâce aux diverses actions, et en particulier grâce à l'opération " Bol de riz " organisée par l'Ecole Saint François-Régis de Montpellier qui a permis de récolter près de 700 euros pour Chadi, l'Association a pu effectuer, le 6 juin 2013,  
un deuxième virement de 1000 euros pour la famille de Chadi.

Un grand merci aux enfants, aux enseignants, à Monsieur Dominique Jansana et surtout à Monsieur Pierre Delon, Directeur de l’Ecole, pour leur aide et leur enthousiasme !arbre-signe-par-les-eleves-1.jpg